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Cambodge


Ni pour, ni contre, bien au contraire!

 


Nous arrivons par la frontière de Poipet; la douane la plus infernale qu'il nous a été donné de voir. La moitié de la journée aura été nécessaire pour la franchir. Passer au travers des rabatteurs pour le visa n'est pas une masse à faire, à croire que n'importe qui a le droit d'estampiller ton passeport en échange de quelques biftons.

Il nous faudra un bon moment avant de trouver les douaniers, les vrais avec uniforme et tout, ce qui ne les empêchera pas de nous escroquer quelques euros également. De plus le prix des visas est passé de 30 à 40 $ quelques jours auparavant, du coup nous n'avons pas l'argent nécessaire. Il faudra que Yorgos aille retirer de l'argent, pour ce faire il confie son passeport à un flic pour passer au Cambodge, traverse le zone tampon rempli de vieux casinos et de prostituées, manque de se faire voler son porte-feuille à l'arracher, mais revient finalement victorieux.

Une fois passé le nuage de poussière qui entoure cette zone nous voici sur les routes du Cambodge, contrairement aux pistes que nous pensions trouver c'est une belle asphalte bien douce qui s'offre à nous, de plus nous pouvons recommencer à rouler à droite nous qui avions presque pris l'habitude de rouler à gauche. Nous avions prévu ce jour là de rallier la ville de Battambang quelques 120km de là, mais quand on démarre sa journée de pédalage en début d'après midi on a beau pousser sur ces pédales…
En Asie nous avons pris l'habitude de dormir dans des petits hôtels pas chers, mais pour notre première nuit au Cambodge nous nous retrouvons au milieu de nulle part city. Nous trouvons tout de même un temple bouddhiste et demandons aux moines si nous pouvons planter notre tente dans leur enceinte.

 

 

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Aucun problème pour eux mais pour nous, la joie de retrouver notre bivouac ne sera pas au rendez-vous. Cette nuit nous a conforté dans l'idée que planter la tente en Asie pendant la saison de pluie n'est pas vraiment agréable. Même si vous arrivez à passer outre l'attaque des moustiques géants et celle des fourmis rouges mangeuses d'hommes; la chaleur humide et suffocante qui réside dans la tente finira par vous irriter quelque peu.

Surtout que le Cambodge au mois d'octobre (paroxysme de la saison des pluies) ressemble un peu à une grande Venise mais sans le coté romantique, en effet l'eau est partout et tout le temps. Enfin bref cela nous aura permit de découvrir la vie des moines; et non ils ne sont pas calmes et méditatifs, ils ne vous accueillent pas en position du lotus mais plutôt affaler dans leurs hamacs le nez sur leurs portables. Ce n'est pas au chant du coq que nous nous lèverons mais plutôt sur celui des moines, en effet l'appel aux dons du matin se fait sur une musique stridente crachée pas des hauts parleurs saturés tellement le niveaux sonore est élevé, à croire qu'ils veulent alarmer tout le voisinage.

Notre premier vraie aperçu du Cambodge sera Battambang.

 

 

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Nous nous y promenons histoire de nous mettre au parfum, ben ça ne sent pas la rose. Le marché central embaume tout le centre ville, d'ailleurs les mouches ne s'y trompent pas, elles s'y regroupent par milliers. La sélection de notre repas se fera donc à la jauge de mouche qui le survole. Virginie n'apprécie pas vraiment le bouleversement culinaire et son système digestif non plus. Nous nous remettrons donc à cuisiner par nous même. Un bon coup de mou la cloue au lit quelque jours, l'ambiance cambodgienne ne participe pas à son rétablissement. Le squatte en chambre d'hôtel nous permet de surfer sur internet et de nous rendre compte que le visa vietnamien n'est pas délivré au poste frontière… gros coup de bol il existe une ambassade vietnamienne à Battambang  et en  un jour elle nous délivrera le sésame vietnamien.  
Yorgos quand à lui se porte bien et apprécie de déambuler dans ce beau bordel. Ce n'est pas pour la prétendue architecture coloniale française ou pour l'anarchie qui règne sur la route, mais pour l'ambiance qui reste calme tout en étant chaotique, le dépaysement est totale et ça fait du bien.

D'autant que les alentours de la ville sont plutôt intéressant, il y a trois ensemble de temples pas trop éloigné. Nous en visiterons un assez moderne et éclectique qui surplombe de ces 900 marches l'immense plaine du nord.

 
La condition physique de Virginie n'étant toujours pas au beau fixe et les routes adjacentes au lac Tonlé Sap inondées, nous optons pour l'option certes un peu onéreuse mais loin d'être décevante en rejoignant Siam Reap par bateau. D'abords par la rivière et ensuite par le lac, tout au long de la journée nous aurons le loisir d'observer les villages flottants. Des vrais villages avec pagode, hôpital, école et commissariat, qui se déplacent et suivent le niveau d'eau du lac.

 

 

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Cette réserve d'eau douce est la plus grande d'Asie et son niveau peut doubler pendant la saison des pluies. Tout petit déjà les enfants mènent la barque avec agilité et tout le monde ou presque vit de la pèche.

Nous débarquons aux abords de Siam Reap et nous sommes heureux de voyager à vélo pour échapper à l'oppression des touc-touc qui t'accostent avant même que tu débarques. Nous arrivons dans cet immense Disneyland où la star n'est pas Mickey mais les temples d'Angkor. Cette ville qui auparavant n'était qu'un village de pécheur est devenue un bon piège à touriste, mais c'est un passage obligé si l'on veut visiter l'une des merveilles de ce monde. On veut profiter à fond du site angkorien, on met donc le réveil à 4h00 du matin pour assister au lever du soleil sur les temples, mais l'orage gronde toute la nuit et la pluie est encore là au petit matin. On laisse tomber le lever du soleil et on s'octroie une heure de sommeil en plus. Nous nous donnons une seule journée pour faire cette visite et décidons de la faire à vélo, ce qui nous aura permit d'en voir une grande partie tout en prenant le temps d'en profiter. Nous parquons nos vélos aux entrées des temples et les parcourons à pied. Nous commençons sans le savoir par le plus fameux des temples celui d'Angkor Wat, mais comme nous arrivons par l'arrière et qu'il continu à pleuvoir nous sommes relativement tranquille et apprécions pleinement cette première immersion dans le site. Ce temple est le plus imposant mais pas le plus charismatique. Nous préférerons Ta Prohm avec sa végétation qui a repris le dessus et Bayon un temple aux milles sourires, ainsi que des petits temples moins connus mais tout aussi charmant.

 

 

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Les grosses averses du matin et celle du début d'après midi nous aurons gardé des mouvements de foules trop oppressants, et auront ajoutée une ambiance exotique et tragicomique au paysage. Nous avions peur d'être déçu mais sillonner le grand parc à vélo aura été très plaisant même si le manque d'indication est cruel, on dirait qu'ici tout le monde se réfère aux tours organisés et aux Touc-touc ils n'ont donc pas besoin d'indications. Encore une fois le vélo nous rend libre, indépendant et le paysage n'en n'est que plus beau.

 

 

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N'ayant pas envie de rester dans la ville de Siam Reap trop longtemps nous partons en direction de Kampong Thom. La route est plate et même si l'axe est une route principale le paysage n'y est pas monotone. Nous observons les rizières et les buffles qui y paissent, les maisons en bois avec leur bassin d'eau remplis de lotus, les enfants s'y baignent et s'amusent tout au long de la route. Ils nous gratifient de millions de hello, et nous sourient chaleureusement.
Nous nous arrêtons dans un petit hôtel de campagne. Depuis la première fois depuis le début du voyage, damnation nous observons des petits insectes qui sautillent sur le lit, nous demandons à changer de chambre mais rien à faire l'hôtel est infesté de puces humaines!  Deux ou trois jours après nous avons réussi à éradiquer le fléau!
Nous profitons d'être à Kampong Thom pour aller visiter le site de Sambor Prei Kuk, le plus grand ensemble de temples pré-angkorien.

 

 

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Sympa à faire en vélo, mais malheureusement les troupes d'enfants vendeurs d'écharpes sont armés eux aussi de bicyclettes et une douzaine d'entre eux  (si si douze on a eu les temps de les compter) ne nous quitterons pas d'une semelle. La pluie finira par disperser tout le monde et nous pouvons pique-niquer tranquillement sous un mini temple en bois. Nous pensions dormir là bas car nous avions entendu parler de homestay typique et finalement c'est typiquement l'arnaque à touriste: le prix est le même qu'à l'hôtel sans le supplément pour la pseudo "communauté", s'ajoute à cela des prix exorbitant pour les repas… bref ça convient surement à certain mais nous aurions aimer découvrir l'habitat khmer par le biais de l'hospitalité. Ce genre de négociation commence à être fatiguant au Cambodge, avec nos têtes de blanc-bec les prix doublent presque à chaque fois. En fait on ne s'est jamais senti repoussé mais nous n'avons jamais eu l'impression d'être les bienvenus non plus. C'est la première fois que nous n'avons pas pu échanger réellement et partager des vrais moments avec les habitants.
Nous avons plus l'impression de survoler le pays que de le parcourir, mais heureusement les paysages sont gratuit et nous accueillent à bras ouverts.

 

 

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Nous avalons les kilomètres comme des gargantuas et en deux jours nous rejoignons le Mékong au niveau de Steng Treng. Une ville en chantier où il fait bon se reposer avant d'attaquer la dernière grosse étape dont nous allons vous donner la recette:
Alors vous prenez 143 bon Km, vous les déroulez sur une route bien granuleuse. Vous rajoutez pour le gout 900 mètres de dénivelé positif cumulé. Vous enfournez cela 10H00 sous un soleil de plomb à 38°, avec chaleur tournante, de préférence un vent d'Est en pleine face. Très important avant de servir saupoudrez les 20 derniers Km avec un orage de type "bien violent". Vous obtiendrez des cyclos bien fait qui marinent dans leur jus. Ca peut rester un peu sur l'estomac, mais après avoir avalé cela vous dormirez comme des bébés.

Au cours de cette journée bien goûtu, nous avons traversé une belle région: le Ratanakiri, très peu d'habitation et beaucoup de forêt. Le point de chute en est le centre: la ville de Ban Lung. On a pu se relaxer le lendemain et même se baigner dans un petit lac volcanique aménagé.

 

 

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Dernier coup de pédale au Cambodge avant de rejoindre la frontière avec le Vietnam, Frontière déserte à la route défoncée, mais nous mettrons beaucoup moins de temps pour quitter le pays que pour y entrer. Vietnam nous voilà!!!

 

 

 

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En attendant celle du Vietnam, voici les photos du Cambodge ICI!!

Depuis les anciennes colonies nous pensons toujours bien à vous, couvrez vous bien et prenez soin de vous!!


 













04/11/2014
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