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Géorgie



Gamarjoba!

Passer de la Turquie à la Géorgie, c'est un peu comme arriver en retard à une soirée!
Ce sont deux pays tout autant portés par la religion mais aux coutumes bien différentes. Les mosquées sont remplacées par des églises. Dans l'un l'appel à la prière se fait cinq fois par jour, dans l'autre l'appel est tout aussi fréquent mais il concerne plutôt la bière. Chez l'un, on nous offre du thé, chez l'autre de la vodka. d'un coté le voile est parfois étriqué, de l'autre c'est le marcel qui à du mal à recouvrir la bonne bedaine. Après un mois passé en Turquie, nous nous étions habitués à une certaine sobriété, surtout en se début de ramadan, et nous débarquons dans un monde où se mélangent bars, boite de nuit et casinos. Il est surprenant qu'il suffise de quelques kilomètres pour que les règles changent à se point. Les km eux sont bien réels, quant aux lois…
Frontières réelles ou pas nous sommes très bien accueilli!

Le précédent président géorgien, Edouard Chevardnadze, ayant beaucoup oeuvré pour le tourisme du pays, nous nous retrouvons à la sortie du poste frontière avec une dizaine de cartes détaillées du pays, un mini lexique anglais-géorgien, un livre sur le vin, des adresses d'hôtels et même des bonbons (merci président).A Batumi, où nous ne feront que passer, nous aurons un bref aperçu des contrastes architecturaux de la ville, entre des bâtiments hightech absurdes au centre  (une grande roue au 23ème étage) et des barres d'immeubles d'habitations délabrées des périphéries (comme chez nous finalement).


Nous optons pour un bivouac vers le jardin botanique une dizaine de km plus loin, préférant la nature et l'économie d'argent. Nous nous apprêtons à demander conseil à un autochtone lorsqu'il se propose spontanément de nous accueillir chez lui.

 

 

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La première nuit géorgienne sera sous le signe de l'hospitalité. On nous montre "notre chambre", on nous sert le thé et en guise de gouter une bonne assiette de blé au beurre. nous ne sommes pas les seuls invités, une famille occupe une partie de l'étage et nous passons un peu de temps au sein de cette marmaille, Marie la plus âgée des quatre enfants nous apprend quelques rudiments de la langue géorgienne. Son père Hiracles (hercules) heureusement parle anglais. Il nous convie pour une seconde collation et nous cause du pays. Comme à chaque fois la description de leur patrie commence par l'énumération des ennemies et des amis. Les voisins sont toujours montrés du doigt et facilite la mise en valeur de leur propre histoire (il n'y a pas plus fédérateur que la haine). Chaque patrie est nostalgique d'une apogée qui est restée figée dans leur mémoire. C'est si ils voulaient s'excuser que l'on ne puisse pas assister à ces heures de gloire. Nous mangeons à notre faim sans savoir qu'une troisième collation nous attend au rdc avec les hôtes. Poissons, frites, salades et soupes, mais surtout du vin et de la vodka (toujours fait maison bien sur!). Nous découvrons le fameux toast géorgien, il ne s'agit pas simplement de trinquer et de boire une gorgée, mais d'une véritable litanie. C'est des discours passionnés et des verres cul-sec qui s'enchainent. heureusement pour nous les premiers kilomètres entre Batumi et Kutaisi sont bien plats.

 

 

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Nous adoptons un rythme de croisière, la seconde escale se fera à Zemo. On nous interpèle pour nous offrir des fruits, nous en profitons pour leur demander où nous pouvons planter notre tente. Finalement c'est dans leur salon que nous dormirons. Nous passons une bonne soirée dans le jardin au milieux des bêtes: chevaux, vaches, veaux, poules, canards chiens et chats. Hormis le thé, café ou sucre; ils s'efforcent de tout produire eux-même. Cela nous rappelle des objectifs écolo que nous convoitons en France. Pour eux c'est par nécessité et non pas par choix qu'ils appliquent ces principes. Les toilettes  sèches s'imposent d'elles même! D'accord il n'y a pas cinq poubelles de tri, mais ils ne jettent rien et réutilisent tout. Ici comme dans toute la Géorgie nul besoin de passer la tondeuse ou de nettoyer les bas-côtés, les bêtes en pleines liberté s'en chargent bien. Nous repartons bien chargés, deux kilos de pommes blanches, un kilo de poire, prunes, noisettes, fromage et bouteilles de vin.

 

 

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Une morne plaine nous amène jusqu'à Kutaisi, jolie ville au centre néo-néoclassique et petit hôtel rien que pour nous.  Nous repartons en direction de Zestaponi bien décidé à tester le bivouac en Géorgie, mais ce ne serra pas pour cette fois. La tente était presque montée lorsque le gros David, propriétaire de la vigne adjacente, nous convie à la maison pour nous montrer sa cave à vin et ses trophées de chasse. Nous devenons malgré nous un de ces trophées, car il nous embarque dans sa mercedes pour nous montrer à toute ses connaissances du centre ville, moment plutôt désagréable, mais il se rattrape en nous invitant dans un bon restaurant. Nous dégustons de nombreuses spécialités en compagnie du patron (sosie de Jean Reno) le tout arrosé généreusement. Les toasts n'en finissent plus, un dernier cognac à la maison en écoutant sa femme jouer et chanter du Edith Piaf au piano et au lit les biscuits!

 

 

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Autant dire que le rythme de croisière continu, nous voici parti en direction de l'Arménie par les vallées et montagnes verdoyantes du Sud Ouest de la Géorgie. Nous suivons les rivières et pouvons enfin planter notre tente près des ponts suspendus et des petites cascades.

 

 

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L'alcool en Géorgie sera décidément un frein pour notre avancée, deux soirées arrosés nous auront ralentis mais cette fois ci c'est l'ivresse des autres qui nous empêchera de nous reposer. En effet une nuit des jeunes complètement bourrés viennent par quatre fois nous emmerder, rien à déplorer mais nos nerfs furent mis à rude épreuve. Qu'a cela ne tient nous continuons notre route, et passons un très bon séjour dans la vallée de Varsia, où se mêlent vieux châteaux et habitations troglodytes.

 

 

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Nous atteignons les 2000m sans douleurs. Nous aimons sillonner ces gorges, et même s'il commence à faire chaud, les arbres et le ruisseau nous rafraîchissent toujours.
La ville de Alkhalkalaki est située sur le haut plateau qui nous amènera en Arménie, cette ville frontière a des allures de fantôme soviétique. Le vent souffle fort sur ce plateau (bien sur de face) et nous passons la frontière.

 

 

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Et si vous voulez plus d'images, comme d'hab c'est: LA!!!!

 

Encore et toujours plein de bisous aux gens qu'on aime et qui nous manquent.



17/07/2014
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