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Indonésie

 


Du désert à la jungle.

 

 

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Après 13h de vol, nous passons d'une ville immensément riche construite sur le sable et la mer à une ville bien moins luxueuse, bâtit aux abords de la jungle. Les buildings de bétons, aux façades en verre sont remplacés par des maisons en bois et toitures en tôle ondulée.

Le trafic est encore plus dense qu'à Dubaï, des nuées de mobilettes envahissent les rues et bourdonnent à nos oreilles à l'image des moustiques du pays. Même si nous sommes dorénavant plus proche de l'équateur, la chaleur atrocement étouffante de Dubaï est modérée ici par un vent plus frai venu de l'océan indien. Le dernier pays traversé est souvent notre référent de comparaison. Ici rien de semblable avec tout ce qu'on à pu rencontrer avant, seule la religion musulmane nous est familière.

A notre arrivée à Jakarta nous avons la chance d'être hébergé par Ricky et sa famille. Leurs sourires et leur cuisine nous donnerons le tempo de la vie indonésienne.
En effet la première surprise fut culinaire, la première chose que nous apprendrons à dire est "tidak pedas" (pas épicé). nous découvrons le nasi-goreng qui nous suivra pour de nombreux repas, du riz fri agrémenté d'un oeuf et de petits légumes, du mie-goreng même version avec des pâtes agrémentées suivant les gouts des cuisiniers, du ayam-goreng (poulet fri), saté (mini brochettes de viande à la sauce aux cacahouètes), une confiture orange aux oeufs et lait de coco pour le petit dej et notre préféré le martabac un pancake géant fourré de fromage ou de chocolat ou les deux, du lait concentré le tout bien tartiné de margarine, autant dire que ça tient bien au ventre. Toutes les variantes sont possible: bananes, blackberrie, noisettes…

 

 

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Un fois l'estomac bien rempli nous attaquons notre route pour Sumatra. 130 bornes de trafic infernal nous amènerons au port où l'on doit prendre notre ferry. Le mouchoir passé sur notre front devenu totalement noir témoignera de la pollution. Il n'y à pas que les pots d'échappement des camions, voitures et mobillettes qui nous enfument il y a aussi et surtout les déchets brulés sur les bas cotés. Les quelques ramassages des poubelles sont très rares et finalement entassées et brulées plus loin. Un bon quiproquo avec les gens du port nous fera débarqué à Sumatra à 21h00 soit dans la nuit noire. A première vue pas d'hôtel et une montée fracassante se profile, pile poil ce jour là le phare de Yorgos décide de nous lâcher. Des gamins en scoot nous mettrons sur la bonne voie jusqu'à un "losmen" (traduction: hôtel miteux mais pas cher). Nous attendons que le propriétaire soit revenu de sa prière et lui certifiant que nous sommes bien marié (si si!) nous pouvons enfin souffler.


Nous y découvrons avec surprise le principe des douches indonésiennes. A savoir un grand bac (béton ou plastique) rempli d'eau (parfois même avec des poissons) et une petite gamelle pour se verser l'eau sur la tête ou dans les toilettes, même chose pour la vaisselle et la lessive. Mieux vaut prendre l'eau en surface pour ne pas trop déranger l'écosystème du fond du bac.


Nous traversons la végétation incroyablement luxuriante et des villages charmants et paisibles où commence à fuser les "hello mister", "ol are you", "my nage is", "tank you".

Notre première étape sera à Kalienda, une petite ville de pécheurs aux maisons aux couleurs flamboyantes et aux odeurs de poissons séchés. Des étudiants nous interpellent pour une photo et nous dormirons finalement dans leur maison-école, où ils se réunissent pour les vacances, après avoir eu l'accord du chef du village.

 

 

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Ils nous proposent une baignade avant le diner du soir. Eux sont surement habitués aux rochers et coraux tranchant mais pas notre petite peau fragile de français… vive le désinfectant! Quand on dit baignade c'est surtout les hommes qui se baignent et les femmes qui regardent. Une d'elle passera à Virginie son tee-shirt manche mi-longue pour qu'elle puisse se baigner et rejoindre Yorgos. Nous partageons une chouette soirée entre guitare, discussion sur la religion et série télé à la con, en mangeant des macaronis transformés en chipster.


Nous suerons jusqu'à Bandar Lampung, ville industrielle, qui ne nous donnera pas envie de rester. Nous continuerons jusqu'à la baie suivante celle de Kota Agun qui est plus paisible mais qu'il faut mériter après 60km de montée exponentielle pour redescendre d'un coup sec sur la côte. Nous savons que le lendemain c'est la chaine volcanique à franchir classée réserve naturelle. Nous sommes curieux de savoir comment franchir 650 mètres de dénivelé en moins de 10 km, et bien avec des dénivelés de bâtards parsi! Au bout de deux épingles nous sommes déjà vidés et détrempés. On à l'impression qu'on va plier le guidon en alu tellement on tire dessus. On doit faire bien pitié car une camionnette s'arrête et nous propose de nous embarquer. Pas besoin de le demander deux fois nous voici à l'arrière, à se cramponner dans les virages car le chauffeur se prend pour un pilote de F1… On apprendra plus tard que cette foret est truffée de pirate de la jungle qui se mettent en travers de la route et détrousse les passagers à l'aide de leur machette!


Après une heure de tape cul nous arrivons vers Krui, route de merde mais plage de rêve.

Nous nous arrêtons à un spot de surfeur, les 45 $ la chambre nous motive à trouver un autre endroit pour la nuit mais le propriétaire, un anglais compréhensif nous offre un bon repas, boisson fraîche et un wifi de qualité. Tout requinqué on continu jusqu'au centre ville lorsque l'on entend nos prénoms. Quelles n'est pas notre surprise de rencontrer Desta, un mec avec qui nous étions en contact (WS) qui se proposait de nous héberger à Bandar Lampung, il nous reconnait et incroyable se souvient de nos noms! Ni une ni deux il nous invite avec son ami belge dans un bungalow d'un de ses amis dans un coin plus que tranquille sur une plage blanche bordée de cocotiers.

 

 

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Nous y rencontrons une belle troupe de surfeur, Anglais, New-Zélandais ou Australien. Leur accueil est vraiment chaleureux et leur spot paradisiaque. Pour le coup nous y restons deux nuits le temps de partager quelques bières et de faire un peu de snorkling dans l'eau transparente. Un grand merci à Dani et SandyBoy un jeune indonésien qui nous baladera sur son scooter et partagera sa moustiquaire avec nous!


Nous nous sommes bien reposé et nous avons bien fait car nous attendait encore de ses fameux dénivelés indonésiens à travers un parc national. C'est dans ce genre de moment qu'on préférerait être motorisé. On a poussé nos vélos sur quelques km, trempé de sueurs c'est à 16h00 qu'on arrive aux portes du parc, sachant qu'à 18H00 il fait nuit et qu'il reste 60 km jusqu'à la prochaine bourgade! On est crevé mais on à pas trop le choix, il faut accélérer! On prend le coup de foncer dans les descentes comme des fous du volant pour garder de l'élan dans les montées. Quelques singes traversent la route et nous donnent du courage, nous ne verrons les tigres que sur les panneaux indicatifs! D'une traite le niveau de la mer est rejoint et ainsi la fin du parc. Il faut se rendre à l'évidence nous n'atteindrons jamais la ville. On voit alors dans un village des mères de famille jouant au volley dans la cour d'une école après la sortie de classe de leurs progénitures. On nous a toujours dit que les écoles étaient des bons spots pour dormir. Nous tentons le coup et bingo on nous ouvrira les portes de la librairie pour la nuit avec douche et toilettes à notre disposition, nous sommes observés par une trentaine de gosses qui nous entourent ébahit.

 

 

 

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A la tombée de la nuit, tous rentrent chez eux, nous commençons à préparer nos chinese noodles, mais une petite gamine semble s'être attachée à nous, elle restera jusqu'à se que l'on se couche et nous la retrouverons au réveil également. Nous partons donc avant le début des cours pour la ville de Binthuan.

 

Nous commençons à être à cours d'argent et pensons pouvoir retirer dans cette ville… sauf que manque de bol nous essayons les distributeurs de la ville et aucun ne nous permettra de retirer le moindre billet. Il nous reste moins de 10 euros en poche et avons 250 km à parcourir jusqu'à la prochaine banque. Un employer d'une des banques nous propose un genre de taxi collectif sans savoir si le problème vient de sa banque ou de la notre. C'est donc dans l'incertitude que nous mettons les vélos sur le toit du taxi, les 5 heures de trajet nous donne le temps de réfléchir à ce que nous pourrions donner au chauffeur en échange au cas où l'on ne pourrait pas le payer. Plus de peur que de mal, nous pourrons garder nos effets personnels et payer le coeur léger. L'option du taxi nous ayant bien plu et les dénivelés nous ayant bien contrariés nous décidons de renouveler l'expérience jusqu'à Bukittingi. Après deux heures de négociation et 22h00 de trajet infernal nous atteignons cette charmante petite ville perchée au milieu des volcans, qui fut l'ancienne capitale de l'Indonésie.

 

 

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Nous nous posons trois jours chez Ulrich, un allemand riche en bons conseils qui possèdent une auberge au prix plus qu'abordable (4 euros la chambre), ici les activités ne manquent pas.

Nous commençons par un petit trek dans la jungle pour admirer la Raflessia Flower, une fleur rouge d'un mètre de diamètre qui pousse sur des racines de lianes. Elle est très rare et ne reste ouverte qu'une semaine. Nous irons ensuite reprendre des forces avec un petit café bio de civette. La civette est un genre de chat sauvage qui se nourrit de baies de café et qui sélectionne donc les meilleurs. Les villageois vont dans la forêt récupérer ensuite les cacas de civettes. Ils sont ensuite nettoyés, torréfiés et moulus, puis vendu une blinde! Il n'empêche que c'était très bon.

Nous ferons un petit tour à vélo dans les montagnes, mais sans nos sacoches, le canyon et les villages sont magnifiques, nous admirons plein de maisons traditionnelles de style Minang et découvrons la fabrication artisanale de la mélasse de canne, nous atteignons finalement le point de vue qui surplombe le lac Manijao. Sauf que malheureusement il y a tellement de fumé de déchets et autres que nous apercevons à peine les rives du lac; cette balade aura tout de même été très agréable.
Nous rentrons à l'hôtel et s'attelons au nettoyage de nos montures, ce qui n'est pas un luxe étant donné que nous ne l'avions jamais fait à font depuis le début du voyage.

Nous avons bien apprécié le centre de Bukitinggi, il est très agréable d'y déambuler et de discuter avec les commerçants. Et Nous avons enfin gouté le fameux Durian, un fruit très prisé en Asie, reconnaissable à son odeur forte et nauséabonde. Son goût très particulier reste en bouche toute la journée, cela fait parti des saveurs asiatiques qui sont plutôt éloignées des nôtres. il parait qu'il faut manger un autre fruit pour atténuer l'afflux sanguin qu'il provoque, et il ne faut surtout pas le mélanger avec de l'alcool ou de la vitamine C sous peine d'en mourir. Nous observons des pictogrammes interdisant d'amener du Durian dans les transports publics et les hôtels, décidément ce fruit n'est pas fait pour nous!
Après toute ces découvertes nous rejoignions Dumai, ville portuaire qui nous permettra d'aller en Malaisie, une fois n'est pas coutume ce trajet se fera en mini-bus, et heureusement car le paysage est désolant, des centaines de km destinés à la culture des palmiers à huile, le tout ponctué d'immenses usines aux fumés noires asphyxiantes et d'extraction de pétrole.
Le pétrole revendu à Singapore sera racheté ensuite par les indonésiens, bonjour la logique!

D'après ce que nous en avons compris Total n'y serait pas pour rien.
Notre dernière soirée en Indonésie sera surprenante, nous sommes convié par un professeur d'anglais à donner quelques cours en échange de l'hébergement. Nous donnerons deux cours d'anglais, une grande première pour nous! très intéressant mais pas si simple de captiver pendant une heure de jeunes adolescents indonésiens.
Ce premier pays d'Asie traversé, nous gardons en tête les "hello mister" qui nous on suivi tout au long de la route, le goût des bons plats "tidak mahal" (pas cher) et l'odeur des cigarettes au clous de girofle fumées par les autochtones, un joyeux bordel qui nous aura bien plu!  



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Bon alors au risque de se répéter, les photos c'est encore et toujours  LA !!!

 

On est un peu à la bourre pour l'article, on a presque finit la Malaisie, on est actuellement à Georgetown!

On va zapper le sud de la Thailande en train pour arriver au Cambodge.

Voila maintenant 6 mois, on est bien dans notre vovage, on pense tout les jours à vous, on vous embrasse bien fort!!

 

 

 



08/10/2014
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