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Turquie

La Turquie, un grand pays au grand coeur.

 

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Il y a tellement d'endroit différent et de chose à voir dans ce pays. Nous arrivons sur le port de Cesme, proche d'Izmir, situé sur la côte égéenne turque. Quelques grands sites remarquables dessinent notre parcours au travers de ce pays. Après 150km nous commençons par le plus grand site archéologique d'Asie mineur à Ephèse. L'entrée est chère payée mais la balade vaut le coup. Le site est gigantesque et pourtant à moitié déterré. Il est drôle de voir les archéologues reconstituer des puzzles invraisemblables de plaques de marbre. Nous nous sentons encore un peu en Grèce, on quitte l'Europe en douceur. Nous sommes minuscules devant l'échelle du site, de l'amphithéâtre, ou devant les sculptures de la bibliothèque. L'attention apportée à chaque détail rend ces bâtiments plus majestueux que les building d'aujourd'hui. Sur qu'on a plus de liberté lorsqu'on a pas de réglementations incendie ou de normes d'accessibilité handicapé à respecter! 

 

 

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Nous rencontrons là bas un cyclo iranien, Eshan, fort sympathique, avec qui nous partageons le bivouac et une partie de notre route. Il donne envie de venir le voir en Iran. Nous l'accompagnons ensuite jusqu'à Kusadasi, s'en suit une vallée de 300km pour rejoindre le site de Pamukale (château de coton). Sur cette route nous commençons à découvrir l'hospitalité turque et leur bienveillance à notre égard.
En effet les thés offerts se succèdent, nos petits achats de légumes sur le marché sont abondamment complétés, les fruits nous sont distribués sur la route, certaines personnes vont même faire des courses pour nous (yaourt, légumes, gâteaux, eau… tout ce qu'il faut pour un bon bivouac).

C'est toujours avec sincérité que l'on nous offre des choses et c'est avec grand bonheur que nous les recevons. L'Europe ne nous avait pas habitué à cela et l'effet ne fait qu'amplifié notre joie. De plus la facilité de bivouaquer dans ce pays est des plus étonnante. Ca ne sert d'ailleurs à rien de leur demander où l'on peut camper car ils vous répondront que sur le terreplein de cette station service en plein centre ville c'est parfait! Nous découvrirons par la suite que la plus part des villes ont un pique nique parc (très à la mode dans ce pays) où l'on peut camper aisément avec un point d'eau et des toilettes. La douche à la bouteille n'est plus frigorifiante mais rafraichissante et l'on est finalement bien fière de nous lorsqu'on utilise qu'une bouteille et demi pour nos deux douches (cheveux inclus!). 

 

 

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Le deuxième grand site que nous visitons est donc celui de Pamukale, connu pour ses cascades de calcaire et ses bassins d'eau bleu antarctique (la température quand à elle est loin d'être glaciale, nous subissons chaque soir de gros orages de chaleur). Ce site est également archéologique, l'ancienne ville de Hiérapolis était implantée en hauteur des cascades, il reste principalement les traces d'un immense cimetière. Ces ruines sont très agréable car tranquille, pourtant à l'époque ça devait être la station thermale à la mode. On imaginais tous les vieux philosophes grecques venir se la couler douce pour leur retraite. Quant aux cascades, elles sont complètement maîtrisées par l'administration du site. Victime de leur succès, la majeure partie d'entre elles sont asséchées, Il en reste seulement deux pour le souvenir et la belle photo; l'une est inaccessible et l'autre est envahie par un flot de touriste venu de toute part où ce côtoie body-building, voile et string-ficelle.

 

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Nous ne nous éternisons pas et partons en direction des nombreux lacs d'Anatolie centrale à la recherche d'un peu de fraicheur et de calme. Nous commençons à prendre de l'altitude et arrivons au premier lac, celui de Cardak. Des orages en préparation nous encerclant, nous misons sur l'hospitalité turque pour trouver un refuge dans cette petite ville. Il suffit d'attendre 5 minutes pour qu'une personne s'intéresse à nous. C'est en l'occurrence le jeune Memet, lycéen débrouillard qui nous fera rencontrer une de ses professeurs. Après plusieurs thés nous dinons dans la cantine du pensionnat (ce qui nous rappelle plein de souvenirs d'internat) et passons finalement la nuit dans la caserne des pompiers. Ces supers gaillards nous libèrent deux couchettes et nous passons une très bonne soirée en leur compagnie. Notre réveil sera accompagné d'un petit déjeuner des plus royal suivi d'une partie de volley.

 

 

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c'est donc le coeur plein d'entrain que nous franchissons le bon dénivelé qui nous sépare du lac de Burdur où l'on se verra offrir un petit festin par un homme surgit de nulle part.
Nous gagnons ensuite Isparta, ville des roses et de l'armée, pour rejoindre le magnifique lac d'Egidir. Encore une très belle rencontre à Gelendost, Adnan, un turque qui à beaucoup vécu en France, nous accueille chez lui, nous offre barbecue et pide (pizzas turques). Il nous montre la partie nord du lac, que nous n'aurions jamais pu découvrir à vélo, que seulement lui et quelques bergers connaissent. Il nous parle des turques, de leur manière de vivre et de leur économie. On se rend compte qu'il est beaucoup plus facile d'être un français en Turquie, qu'un turc en France, surtout quand il s'agit d'hospitalité.

 

 

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Un dernier lac et nous arrivons à Konya, ville des derviches tourneurs. Une pause s'impose, il est temps de réfléchir à la suite du parcours et à l'obtention des visas, toujours une galère pour tous les pays en Stan de la route du Pamir. Il s'avère qu'actuellement beaucoup de problème politique bloquent les passages des frontières et que cette route est fermée en majeur partie. Cela ne saurait nous décourager, et près moult tergiversations c'est finalement avec plaisir que nous changeons de cap. Après la Géorgie, nous optons donc pour l'Arménie afin de rejoindre l'Iran. C'est ensuite au départ de Dubaï que nous gagnerons l'Asie du sud-est par avion.


Mais revenons à nos moutons, ou plutôt aux gerboises qui gambadent dans le petit désert qui sépare Konya de la Cappadoce. Sur cette route nous mangerons avec une famille de kurde, visiterons le plus grand caravansérail de Turquie et seront hébergés par une famille très accueillante à Aksaray.

C'est l'occassion de se rendre compte du réel problème qui subsiste encore aujourd'hui entre la population kurde et turque. Ou encore les problèmes au sein de la Turquie, nous sommes parfois confronté au stéréotype de la vie idéale française comme lorsque l'on nous demande comment rentrer sur le territoire français avec des faux papiers, ou encore si l'on peut leur trouver une française à marier... s'il y a des intéressées?!

 

 

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  La chance et un bon vent dans le dos nous déposent au coeur de la Cappadoce, à Uchisar, et plus particulièrement chez Serdar, un mec un peu bizarre mais très gentil, qui s'occupe de la rénovation d'une des fameuses cheminée de fée. Il nous héberge pendant trois jours dans cet habitat troglodyte vieux de plus 2500 ans. Nous pourrons ainsi poser nos vélos et nos sacoches et visiter à pied les magnifiques vallées qui composent cette région. Nous crapahutons dans la vallée des pigeons, parcourons la vallée blanche, longeons celle de l'amour et finissons par bivuaquer dans une des cavités de la vallée rose. Les humains ont joué les termites dans ces étendus grandioses qu'ils soient byzantins, ottomans ou chrétiens, ils ont su habiter la nature tout en la respectant. Ici par exemple les pigeons étaient les bienvenus, ils leur consacraient de nombreuses niches dans les parois rocheuses afin de récupérer leurs fientes et en fertiliser leur terre. Une idée à développer pour les volatils parisiens...

 

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Comblés par ces merveilleux paysages, mais pressés de trouver la fraîcheur du nord, nous rallions la mer noire en bus de Kayseri à Samsun. Un voyage de nuit compliqué (comment mettre deux vélos et 8 sacoches dans une soute quasi blindée) mais qui nous évite bien des montagnes. Nous passons des chaleurs désertiques au climat quasi tropical dans la région des plantations de thé et de noisettes. La mer noire est fraîche et pas trop salée, les baignades sont plus qu'agréable. Nous faisons un bout de chemin avec Emil, un polonais bien sympa qui nous donne quelques tuyaux sur l'Indonésie et la Thaïlande. Il souhaite également obtenir son visa iranien à Trabzon.
La grosse route qui longe la côte n'est pas des plus agréable, mais les montagnes verdoyantes à notre droite et le beau rivage de la côte compensent la monotonie de la circulation.
Le camping ici à une autre dimension, version familiale et permanente, télévision incluse. Les enfants trouvent d'ailleurs notre tente ridicule. Comme ils se retrouvent souvent entre famille d'amis, il suffit de se poser près d'eux pour se voir offrir poissons grillés, dolmades (feuilles de vignes farcies), gâteaux aux chocolat et sans oublier bien sur le fameux çay(thé).

 

 

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Dans la ville de Trabzon, nous croisons de nombreux cyclos et autres voyageurs venus faire leur visa iranien. Il est bon d'échanger des impressions sur le voyage, des renseignements sur les différents pays traversés, des bons plans et de voir que nous sommes en faite très nombreux à sillonner les routes du monde.

Après, un mois pile poil passer dans ce super pays

nous sommes chargé de bons souvenirs et de belles images que vous pourrez découvrir:  ICI!!!! 

 

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C'est depuis Kutaisi, en Géorgie que nous écrivons cet article où nous pensons bien fort à vous...

 

 

 

Et une pensée toute particulière pour la nouvelle petite bouille qui vient d'arriver sur terre ce 2 juillet, le dénommé Armand qui fait une fois de plus de Virginie une bienheureuse tata!

 

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05/07/2014
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